Why do they call me Mr Brewer ?

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Vous l’avez peut-être remarqué si vous fréquentez assidument les caves à bières, une nouvelle brasserie a fait son apparition sur les étals de votre magasin préféré. La brasserie Le Trou du Diable est dorénavant distribuée en France et rejoint les beaux produits de la brasserie Dieu du Ciel, autre fière représentante du savoir-faire brassicole Québécois.

La brasserie Le Trou du Diable est installée à proximité des chutes de Shawinigan et tire son nom d’une formation géographique appelée chaudron (un grand trou donc), dont une légende locale prétend que le dit « chaudron » mène directement chez ce voyou de Lucifer.

 

 

Active depuis fin 2005, elle a déjà à son actif une cinquantaine de bières couvrant un spectre assez large, aux réputations plutôt flatteuses. Les bières s’illustrent également par une esthétique particulièrement recherchée et soignée, qui peut rappeler la démarche de Dieu du Ciel, mais développe un univers singulier assez classieux.

Saison-du-tracteurLa Saison du Tracteur

La brasserie était d’ailleurs représentée à la Paris International Beer Celebration avec Le Sang d’encre, une magnifique stout parfaitement équilibrée.

 

Mais avant de toucher mes papilles, cette brasserie avait attiré mon attention via une connaissance bien connue de mes oreilles.

John Wright exerce ses talents derrière les futs du groupe NoMeansNo depuis bientôt 35 ans. Accompagné de son bassiste de frère Rob et d’un troisième comparse à la guitare, le groupe trimbale son punk dans des contrées jusqu’alors peu visitées (la seule filiation directe serait à chercher du côté des californiens Minutemen).

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NoMeansNo époque Wrong

Punk rock, post hardcore, punk jazz, math rock … tout y passe, le tout saupoudré d’humour noir façon Imperial Stout vieillie en fût d’alcool à bruler.

NoMeansNo c’est un peu comme si les Ramones étaient des jazzmen déguisés en hockeyeurs qui reprennent Bitches Brew sur le tempo de Beat On The Brat (je suis très sérieux ils l’ont presque fait). Soit une basse énorme qui vole la vedette à la guitare, un jeux de batterie virtuose et un bucheron en guise de chanteur.

Ça peut donner ça :

ou ça :

ou encore ça :

 

12 albums au compteur, une tripotée d’EP, des collaborations avec Jello Biaffra, des tournées incessantes … nos vétérans semblent infatigables. En complément de tout cela les frangins Wright – trouvant sans doute NoMeansNo trop calme – sévissent également dans un « Ramones tribute band » appelé The Hanson Brothers. Le groupe à la crétinerie assumée, dont le slogan pourrait se résumer à « Hockey, Beer & punk-rock », délivre un punk rock « one – two – three – four » des plus simple mais parfaitement jubilatoire.

The_Hanson_BrothersThe Hanson Brothers

 

Je divague et vous vous demandez le rapport avec la brasserie Le Trou du Diable ? Un indice peut-être ?

Non seulement les créateurs de la brasserie sont des fans indécrottables de NoMeansNo et des Hanson Brothers, mais il se trouve que John Wright est un brasseur amateur passionné avec une certaine expérience. Il n’en fallait pas plus pour que la brasserie propose au batteur de collaborer sur une bière.

Notre ami John propose à la brasserie une recette de lager fumée qui donnera naissance à la Punkrauch. Après un court passage en fût de bourbon et un concert pour fêter le lancement au sein même du brewpub, la Punkrauch est désormais devenue un classique de la brasserie.

punkrauch

 Une petite vidéo en musique qui explique toute l’histoire :

 

A l’instar des collaborations de Three Floyds avec des groupes de métal extrême, le milieu brassicole nord américain n’en fini donc pas de rendre hommage à ses inspirateurs, à ses idoles de jeunesse et ainsi rendre la pareille aux pères fondateurs du Do It Yourself.

A suivre donc et BE STRONG BE WRONG !!!

http://www.troududiable.com

http://www.nomeanswhatever.com



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